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Faut-il adhérer à Ello, le réseau social « anti-Facebook » ?

01/10/2014

Un réseau social qui ne collecte pas les données de ses usagers et ne leur impose aucune publicité : Ello se présente comme une alternative à Facebook. Peut-il réussir ?

« Ello » : un nom de code qui revient actuellement dans toutes les conversations des blogueurs et des journalistes. Même si de prime abord, on ne voit pas bien ce qui le distingue des autres réseaux sociaux, malgré son interface épurée et claire. Comme sur Facebook et Twitter, on crée sa page profil, on s’abonne à des comptes, on navigue sur un fil d’actualité et éventuellement on commente. Seule nuance, on ne « like » pas – même si Ello travaille sur un bouton « love », qui servira à conserver un message.

Pour Cnet, Ello est un produit hybride, à mi-chemin entre Tumblr et Twitter. « Comme Tumblr, vous pouvez publier des photos et des statuts, courts ou longs. Comme Twitter, vous pouvez @mentionner des gens, et ces mentions apparaissent sur votre profil, et sur le leur. »

Mais Ello a décidé de conquérir les internautes en se positionnant comme l’anti-Facebook.

La promesse

« Votre réseau social est détenu par les publicitaires », assure dans son manifeste le petit nouveau imaginé par sept artistes et programmateurs. « Chaque post partagé, chaque nouvel ami, tous les liens sur lesquels vous cliquez sont tracés, enregistrés et convertis en données », ajoute Ello. « Les publicitaires achètent vos données afin de vous montrer plus de réclames. Vous êtes le produit acheté et vendu. Nous pensons qu’il existe une meilleure voie. »

Mais ne nous y trompons pas, Ello avoue collecter des données (la localisation de ses utilisateurs, leur langue ainsi que les liens partagés et le temps passé), mais assure que ce n’est que pour améliorer ses services.

Pourquoi ça pourrait marcher ?

Le point fort d’Ello, c’est que tout utilisateur peut rester relativement anonyme. Pour s’inscrire, il suffit de donner une adresse e-mail et de choisir un pseudo, qu’on pourra changer à tout moment. La fonction tombe à pic alors qu’un conflit oppose les drag queen et les personnes transgenres à Facebook car elles ne peuvent plus utiliser de faux noms sur le réseau social.

Le parfait exemple est celui de Sister Roma, une drag queen de San Francisco contrainte de modifier son profil et d’utiliser son nom de naissance, que peu de personnes connaissaient jusque-là. D’autres utilisateurs LGBT du réseau social utilisaient aussi un pseudo pour se protéger de toute forme de harcèlement. Après que Facebook a changé ses conditions d’utilisation, Ello offre une alternative parfaite. « Ello accueille la communauté LGBT et nous sommes très heureux de de voir les gens se déplacer », explique Paul Budnitz au site The Daily Dot.

L’avenir d’Ello

Nombreux sont ceux qui s’interrogent sur la viabilité d’Ello à terme. En l’absence de publicité et de la marchandisation des inscrits, Ello pourrait avoir des difficultés à être viable financièrement.

Malgré son discours philanthropique, il ne faut pas perdre de vue qu’Ello est bien une entreprise. Au mois de mars, le site a levé 435.000 dollars (343.000 euros) auprès de la société de capital-risque américaine FreshTracks Capital. « Au contraire des business angel et des campagnes Kickstarter, les sociétés de capital-risque ne se contentent pas de donner de l’argent », écrit Vox. « Bien qu’Ello soit actuellement gratuit, le site est lié à une entreprise, qui attend un retour sur investissement. »

Ello explique vouloir gagner de l’argent en offrant des services premium. Ce business model pourrait suffire à conserver un site sans publicités. Mais comme le note Motherboard, « Facebook, Twitter et Tumblr ont eux aussi tous commencé sans publicité, mais cette politique a changé à mesure que les entreprises ont grandi ».

Source : nouvelobs.com

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