Skip to content

Bientôt un paywall pour L’Express et Le Point ?

09/09/2013

Déjà adopté par des journaux anglophones tels que le New York Times, Financial Times ou Les Echos en France, ce modèle payant ou semi-payant pourrait séduire les sites des deux hebdomadaires.

« A partir du moment où les revenus de la publicité ralentissent, on est forcé de se poser la question » du modèle gratuit ou payant, confie à l’AFP Eric Mettout, directeur adjoint de la rédaction de L’Express en charge du numérique.

« Pour l’instant, il n’y a rien de prévu et la décision n’est pas prise. On est en phase d’étude et de réflexion. On se penche sur la manière de faire payer sur le site. La question est de savoir quel est le bon modèle ».

« Ce qui nous paraît viable, c’est-à-dire le meilleur équilibre entre la perte de trafic et de rentrées publicitaires et les abonnements, c’est le paywall », estime Eric Mettout, en référence à ce système de paiement déjà adopté par les journaux anglophones comme le Financial Times ou le New York Times, ou Les Echos en France.

Les internautes peuvent y consulter gratuitement un certain nombre d’articles par mois en inscrivant leur coordonnées, mais au-delà la consultation devient payante.

« La question est: où met-on le curseur ? Est-ce qu’on ferme tout ou seulement certaines parties du site ? Dans tous les cas, ça ne se fera pas avant quelques mois car il y a de grosses implications techniques et il faut trouver les modes de paiement adéquats »

Selon les dernier chiffres Médiamétrie NetRatings, le site a rassemblé 6.7 millions de visiteurs uniques en juillet.

Mêmes réflexions pour Le Point

« Le site du Point reste gratuit jusqu’à la fin de l’année. On réfléchit à la mise en place d’une zone payante sur le site sous la forme de freemium (mélange de contenus payants et gratuits, ndlr) ou de paywall », explique Jérôme Béglé, rédacteur en chef du Point.fr, qui comptabilise 3,9 millions de visiteurs uniques en juillet.

Principale raison avancée, « avoir une seconde source de revenus, comme partout ailleurs », assure M. Béglé tout en soulignant néanmoins que « pour l’année 2013, notre chiffre d’affaires de la publicité sera conforme, voire un peu supérieur à nos objectifs ». L’hebdomadaire ne communique pas ses résultats financiers pour l’activité web, mais uniquement au global.

« Je pense que l’information gratuite est un non-sens. Il n’y a rien de gratuit dans ce bas monde, pas même la télévision ou la radio, pour lesquelles on paye une redevance. On revient sur le tout-gratuit car tout le monde est revenu dessus », se justifie-t-il.

« Les pays anglo-saxons sont revenus sur le tout-gratuit. Le livre, le cinéma, la musique… les gens payent pour télécharger en ligne. En même temps qu’on instaure une information de qualité, la faire payer, cela à un sens », conclut M. Béglé.

Ces questions émergent face aux interrogations de fond sur le « non sens » de faire cohabiter un hebdomadaire payant et un site internet gratuit.

A suivre.

Source : Les Echos ; AFP

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :