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Etats-Unis : les annonceurs écrivent dans les médias

15/04/2013

Tous les moyens sont bons pour vaincre la chute des revenus publicitaires de la presse américaine, qui ont fondu de moitié en cinq ans (22 milliards de dollars l’an dernier). Le Washington Post, qui a accusé 45 millions de pertes au dernier trimestre 2012, vient d’ouvrir la possibilité aux entreprises d’écrire des articles sur son site Internet. Rien ne permet de les distinguer des contenus éditoriaux, si ce n’est un petit logo « BrandConnect » placé au dessus du titre. Le lecteur avisé fera aisément la différence. Les autres, en revanche, passeront de la presse à la publicité sans même s’en apercevoir. « Les contenus publicitaires ne devraient jamais avoir le même aspect que les contenus éditoriaux. C’est un principe inscrit dans le marbre », regrette Sid Holt, président e la société américaine des éditeurs magazines. Le prestigieux journal ne dit pas à quel prix se monnaient ces annonces. Il a cependant recruté 26 personnes pour démarcher des entreprises.

Le précédent de « Forbes »
Le «Washington Post » est le premier grand journal d’information à succomber à la tentation du « native advertising ». Mais d’autres médias l’ont précédé avant lui, sans que l’on sache encore quels revenus ils en tirent. C’est notamment le cas de Buzzfeed – un site extrêmement populaire aux Etats-Unis qui mélange journalisme et culture web – et de « Forbes ». Pour avoir le droit d’écrire sur son site Internet, et même dans le magazine économique, les entreprises sont prêtes à payer jusqu’à 75.000 dollars par mois. Parmi elles : Microsoft, Cartier et Merrill Lynch. Le « Huffington Post » a suivi la voie. Son site héberge des articles rédigés par le groupe de cosmétiques Johnson & Johnson, au côté de ceux écrits sur des sujets proches par la rédaction. En juillet, il a passé une étape supplémentaire en développant une plate-forme publicitaire avec le groupe GeneralMills, propriétaire des yaourts Yoplait et des glaces Häagen-Dazs. Intitulé« Live-Better America »,le site est différent de celui du « Huffington Post ». Mais les salariés du « Huffington Post » y contribuent, en écrivant des articles sur la santé et le bien-être, qui viennent enrichir ceux rédigés par les entreprises. Même principe chez Time Warner, qui propose que ses journalistes – en l’occurrence ceux du magazine « Fortune » – rédigent des articles pour des annonceurs, sur leur propre site Internet. Son premier client est la banque Capital One. Les entreprises doivent payer un forfait compris entre 250.000 et 1 million de dollars pour y avoir droit.

Source : Les Echos

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