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Romatet : «Le Vanity Fair français sera lancé en juin»

28/01/2013

Xavier Romatet, président de Condé Nast France est invité du Buzz Média Orange-Le Figaro. L’éditeur précise le lancement de Vanity Fair et annonce également une refonte complète du mensuel Glamour.

LE FIGARO. – En septembre, vous aviez annoncé une déclinaison française de Vanity Fair, marque phare du groupe aux États-Unis. Où en est le lancement du magazine dont la direction de la rédaction a été confiée à Michel Denisot?
Xavier ROMATET. – Nous avons fini un quatrième numéro zéro, écrit de A à Z sous la responsabilité de Michel Denisot avec Anne Boulay à la rédaction en chef, et réalisé par une équipe éditoriale aujourd’hui au complet (30 personnes, Ndlr). Nous sommes prêts. Les résultats de ces numéros zéro, et surtout le dernier, testés auprès de consommateurs, sont extrêmement satisfaisants. Ces numéros permettent de s’entraîner et de voir si la matière éditoriale, la maquette et l’équilibre général du magazine sont perçus. Comme les résultats sont très positifs, nous allons lancer Vanity Fair dans le courant du mois de juin, sur un numéro daté juillet.

L’été est-il une période plus propice au lancement d’un magazine ?
L’été est très propice car les lecteurs ont le temps, c’est aussi durant cette période que les chiffres de vente des magazines sont les plus élevés et que le temps consacré à la lecture est le plus fort. Or, pour Vanity Fair, nous avons un challenge éditorial: le concept est nouveau et exigeant. Il prendra du temps pour s’imposer, l’été est donc une période d’acclimatation tout à fait favorable.

Comment se positionnera Vanity Fair dans l’univers des magazines ?
Ce ne sera pas une copie du Vanity Fair américain, mais il reprendra l’ADN de la marque, c’est-à-dire un magazine qui mélange l’investigation et le glamour. Le glamour est à la fois une esthétique et un sujet d’investigation. Ce concept est très nouveau, il marie des articles longs, du vrai journalisme avec une photo qui fait partie de l’éditorial. Nous manions l’intelligence et le beau, ce qui dans la presse traditionnelle en France est généralement séparé. Cela va vraisemblablement perturber un peu les habitudes. Vanity Fair est un magazine culturel qui s’adresse aux femmes mais ce n’est pas un féminin, car en France le marqueur du genre féminin est la mode et la beauté. Ce ne sera ni un magazine de mode, ni de consommation, mais un magazine d’influence culturelle sur tous les sujets qui concernent les femmes et les hommes pour mieux comprendre l’époque dans laquelle nous sommes.

Le mensuel, d’environ 250 pages, sera-t-il vendu entre 4 et 5 euros ?
Il sera vendu aux alentours de 4 euros. La stratégie sur le prix définitif dépend des résultats des tests que nous continuons de faire.

Aux États-Unis, Vanity Fair se vend à plus de 1,2 million d’exemplaires. Quel niveau de diffusion visez-vous pour être au point mort?
Les chiffres de Vanity Fair sont très impressionnants aux États-Unis, où le magazine fête ses 100 ans cette année. 100 ans d’histoire, cela permet un niveau de diffusion, d’autant que 85 % de la diffusion reposent sur les abonnements. En France, nous allons commencer via une diffusion classique par le biais de Presstalis et des marchands de journaux, et une diffusion digitale au même moment avec le lancement des tablettes. Nous visons 85.000 exemplaires pour atteindre le point mort et espérons atteindre les 100.000 exemplaires.

Avec une pagination publicitaire importante ?
La pagination publicitaire doit être aux alentours de 60 pages par numéro.

Quel investissement nécessite ce lancement ?
Nous allons dépenser sur les trois prochaines années un total de 15 millions d’euros. C’est le montant des pertes cumulées entre l’année dernière et au bout des trois ans.

La santé du groupe en France vous permettent-elle de supporter le coût de ce lancement ?
L’investissement se fait à 100 % par la France, nos résultats le permettent. Avec un chiffre d’affaires de 85 millions d’euros l’année dernière, nous avons une rentabilité inférieure à 10 % compte-tenu des premiers investissements réalisés sur Vanity Fair. Mais cette rentabilité permet d’autofinancer ce lancement via Condé Nast France.

Des investissements sont-ils aussi prévus pour vos autres titres ?
Nous continuons notre politique de soutien des autres titres. Nous allons notamment relancer Glamour, qui a neuf ans, dès le 4 février prochain. Ce nouveau Glamour aura un concept éditorial nouveau, avec une remise à plat totale sur le fond comme sur la forme et deux formats. Après avoir été les premiers à lancer le petit format, nous lançons en effet le grand format. Il sera le seul Glamour au monde à bénéficier d’un grand format, plus chic et plus élégant. Par ailleurs, nous allons étendre la marque AD, avec le lancement début février de AD Today, une newsletter quotidienne électronique sur le marché de la décoration, des arts et du design. C’est la première fois que le groupe fait un produit entièrement digital, avec souscription par abonnement.

70 % de vos revenus proviennent de la publicité. Ne craignez-vous pas un durcissement de la crise ?
Je suis inquiet mais ce n’est pas en criant au loup que l’on va régler la situation. Il faut avoir une attitude positive. Vanity Fair est une marque forte, comme toutes celles de Condé Nast. Il ne faut pas subir le marché, c’est par l’innovation que l’on assurera la croissance de nos entreprises.

Source : Le Figaro.fr

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