Skip to content

L’Insee réévalue le poids des PME à la baisse

27/03/2012

Une étude de l’Insee montre que 200 grandes entreprises concentrent 28 % des salariés, un tiers de la valeur ajoutée et la moitié du chiffre d’affaires à l’export. Elle donne une vision « plus réaliste » de la structure de l’économie, réduisant le poids des PME.

Si le débat économique souligne de manière récurrente le manque d’entreprises de taille intermédiaire (ETI), une étude de l’Insee, rendue publique aujourd’hui, montre à quel point le tissu productif français est « encore plus concentré qu’il ne semblait », et relativise le poids des PME. Pour 2009, dans les secteurs marchands non agricoles et non financiers, l’Insee souligne que quelque 200 « grandes entreprises » emploient à elles seules 28 % des salariés, réalisent un tiers de la valeur ajoutée marchande, la moitié du chiffre d’affaires à l’export et près des deux tiers des dépenses intérieures de R&D. C’est nettement plus que ce qui était retranscrit jusqu’à présent à travers les « unités légales de plus de 5.000 salariés ».
Cela va, par exemple, du simple au double en terme d’effectifs ou de poids dans la valeur ajoutée ! A l’opposé, la France compte 95 % de microentreprises, employant 19,5 % des salariés et réalisant 22 % de la valeur ajoutée.

Un poids de l’industrie renforcé
Comment expliquer de tels résultats ? L’étude s’appuie sur la nouvelle définition de l’entreprise, établie par la loi de modernisation de l’économie de 2008 sur la base de critères économiques. Celle-ci considère un groupe comme une seule et même entreprise, alors que l’approche juridique considérait, par exemple, comme 2 unités légales distinctes une filiale dédiée à la fabrication d’un bien et une autre dédiée à sa commercialisation. « Nombre de filiales des groupes sont des unités sans autonomie ni même parfois consistance », explique l’Insee, pour qui la nouvelle définition « permet une vision plus réaliste de la répartition de la production selon la taille d’entreprise » et fait « apparaître l’extrême dualisme du tissu productif imputable au poids des groupes ».

Le poids de la catégorie « grandes entreprises » (les 200 entités qui comptent plus de 5.000 salariés) est fortement réévalué au détriment de celui des PME (10 à 249 salariés) pour la simple raison qu’une part importante de celles-ci sont des filiales de groupes. « L’approche juridique » (unité légale) estime que les PME réalisent 31 % de la valeur ajoutée marchande quand « l’approche économique » abaisse cette proportion à 22 %. De même, les PME ne pèseraient pas pour 27 % du chiffre d’affaires à l’export mais pour 13 % seulement.La nouvelle définition offre aussi une vision plus réaliste de la répartition de la production selon le secteur d’activité, estime l’Insee.

En réintégrant leurs filiales tertiaires, le poids des entreprises industrielles et du secteur de la construction en sort renforcé. Le poids de l’industrie dans le PIB remonte de 12,6 % à 14,7 % quand on passe des unités légales aux entreprises intégrées. Et en réintégrant dans les groupes industriels les exportations de leurs filiales tertiaires, la part de l’industrie dans les exportations remonte de 57 % à 64 %.

Source : Les Echos

Publicités
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :