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Epargne : les ménages français ne croient plus à la Bourse

10/01/2012

93 % des Français jugent les actions « risquées » et 82 % ont la même opinion sur les obligations. Seuls 9 % jugent le moment opportun pour aller en Bourse. L’assurance-vie a subi une érosion dans les intentions de placement, selon une étude TNS Sofres pour La Banque Postale et Les Echos.

Entre les Français et la Bourse, le divorce est bel et bien consommé. La méfiance à l’égard des actions atteint des sommets, selon le 15 e baromètre TNS Sofres réalisé pour La Banque Postale et « Les Echos ». Avec la chute quasi ininterrompue des indices depuis l’été dernier sur fond d’inquiétudes sur les dettes souveraines, les particuliers se détournent en masse des marchés. Seuls 9 % des Français estiment qu’il s’agit « d’un bon moment » pour placer une partie de son épargne en Bourse, du jamais-vu depuis le lancement de cette enquête en 2004 !
A titre de comparaison, même après la chute de Lehman Brothers en septembre 2008 -qui avait provoqué une onde de choc dans le monde financier -, le grand public semblait un peu plus confiant à l’égard de la Bourse (14 %, au sondage de début 2009). Les questions relatives à l’appétit personnel révèlent la même défiance : seuls 5 % des sondés sont prêts à acheter des actions « au vu de l’évolution de la Bourse ces derniers mois ».

Faut-il rappeler qu’en un peu plus de dix ans, depuis son sommet de septembre 2000, le CAC 40 est passé de 6.944,77 points à 3.127,69 hier. « Il y a eu un phénomène d’accumulation : d’abord avec la crise des « subprimes », puis avec la crise des dettes souveraines et les gros titres des médias sur les risques d’éclatement de la zone euro, les Français n’ont plus confiance dans tout ce qui touche aux marchés », souligne Michael Pergament, directeur d’études chez TNS Sofres.
Pis encore, le sentiment est partagé par les actionnaires, pourtant plus avertis : malgré les valorisations extrêmement basses, seuls 25 % des investisseurs individuels jugent la période opportune pour aller en Bourse. Cette proportion a été diminuée de moitié en deux ans (52 % en octobre 2009). Des craintes qui se retrouvent dans les faits puisque quelque 2 millions de petits porteurs (hors actionnariat salarié) ont quitté la Bourse de Paris en trois ans. La proportion d’actionnaires individuels est, en effet, passée de 13,8 %, fin 2008, à 8,9 %, en septembre 2011 – à environ 4,3 millions de personnes – selon une autre étude de l’institut de sondage.
Il faut dire que les actions sont de plus en plus perçues comme des produits « dangereux » : 9 Français sur 10 les voient comme des placements « risqués ». Plus précisément 60 % estiment même qu’il s’agit de placements « très risqués », une hausse de 12 points par rapport au sondage de mai 2011 -et un record en presque huit ans.
Les obligations ne sont pas épargnées : 82 % les jugent risquées (+ 8 points en un semestre). Pour 44 %, elles sont même « très risquées » (+ 10 points), là aussi, le niveau le plus élevé depuis le lancement de cette étude. « Au-delà des craintes sur les dettes d’Etat, il y a sans doute un amalgame entre tous les produits », reprend Michael Pergament.
La défiance des Français à l’égard de l’univers financier est, en effet, généralisée. L’assurance-vie a subi une érosion notable en un semestre, perdant 6 points sur les intentions de placement, à 48 % (lire ci-contre). Les livrets, à l’inverse, restent le placement préféré des Français (76 %), en progression sur le semestre et loin devant tous les autres. « Les livrets, très liquides, sont vus comme le seul placement sans risque en période de crise », souligne le spécialiste.

Frilosité
Dans ce contexte de frilosité, les Français souhaitent plutôt privilégier l’immobilier pour préparer leur retraite (44 %), juste devant l’assurance-vie (37 %) mais délaissent les placements boursiers type actions ou Sicav (6 %) (2).
Seul motif de réjouissance dans cet environnement morose : l’intérêt pour la finance et les sociétés cotées a nettement augmenté du fait justement de la très forte actualité : 35 % déclarent s’y intéresser, soit 12 points de plus en un semestre. C’est quasiment un record.

Pour consulter l’étude, cliquez ici

Source : Les Echos

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