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L’automobile haut de gamme résiste au coup de frein

12/12/2011

Au moment où les ventes de voitures se contractent en France, le marché haut de gamme continue à croître. Le mouvement pourrait se poursuivre l’an prochain.

Ca roule toujours pour les rois du haut de gamme en France. Même si leur activité s’est un peu tassée depuis le record enregistré en 2007, ils restent pour l’instant à l’abri du coup de frein qui affecte le marché automobile français dans son ensemble. Sur les onze premiers mois de l’année, BMW, avec l’appoint de son autre marque Mini, a vu ses ventes progresser de 10,1 % sur un an, et Audi a grimpé de 16,2 %. A une échelle beaucoup plus modeste, les japonais Lexus et Infiniti poursuivent leur enracinement dans l’Hexagone, avec des progressions respectives de 41 % et 48,5 % ! Seul Mercedes est en baisse (- 4,8 %), dans l’attente de nouveaux modèles de citadines. « L’année 2011 se termine sur un bilan meilleur que prévu, explique Benoît Tiers, président d’Audi France. Des modèles comme l’A1 marchent bien. Le nouveau Q3 fait même l’objet de sept mois d’attente. En 2012, nous pensons que le marché automobile français devrait reculer d’environ 10 %. Mais le haut de gamme resterait, lui, plutôt en hausse, pour parvenir aux alentours de 207.000 livraisons. »

« Un marché de remplacement »
Alors que les concessionnaires reprochent aux marques généralistes de leur envoyer trop de voitures neuves au moment où les clients particuliers se font rares, Audi se dit totalement étranger au phénomène. « Actuellement, on est plutôt en manque de véhicules que l’inverse, note Benoît Tiers. Donc, les concessionnaires sont plutôt sous-stockés. » Sa marque, qui ne livrait encore que 23.000 voitures dans l’Hexagone en 1995, devrait boucler cette année sur un volume de plus de 59.000 unités, dont 40 % auprès des sociétés. Et même si la proportion de petits modèles est plus importante dans le total qu’en Allemagne, le réseau de distribution d’Audi n’est vraiment pas à plaindre : grâce aux très onéreuses options, le prix de vente moyen d’un véhicule de la marque atteint 41.400 euros. Pour l’ensemble du marché français, la facture moyenne se limite à 19.700 euros.
Même optimisme chez Volvo, qui progresse de plus de 30 % depuis le début de l’année, grâce à ses modèles XC60 ou V60. Toutefois, le président de Volvo France ne se fait pas d’illusions sur le potentiel du marché tricolore : « Dans le haut de gamme, la France est un marché de remplacement, pas de croissance. Même s’il est aujourd’hui plus élevé qu’avant la crise, il tourne un peu au-dessus d’un seuil de 150.000 véhicules par an. Donc tout le jeu consiste à prendre des parts de marché à quelqu’un d’autre. »
Il est vrai que comparé à d’autres pays, le poids du haut de gamme en France reste léger : ce segment ne représente que 9% des immatriculations, contre 24% en Grande-Bretagne ou 17% aux Etats-Unis, sans parler de la proportion massue de 27% en Allemagne, le pays des voitures de luxe par excellence ! Des initiatives devraient néanmoins stimuler l’activité, notamment l’épanouissement de la ligne DS de Citroën, que les spécialistes allemands ne classent pas dans cette catégorie stricto sensu. En Chine, la part du haut de gamme ne dépasse pas 8%. Mais les volumes en jeu sont 8 fois supérieurs à ceux de la France…

Source : Les Echos

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