Skip to content

ZenithOptimedia ne croit pas au scénario catastrophe

07/12/2011

ZenithOptimedia a présenté hier ses prévisions sur le marché publicitaire français.

L’agence médias du groupe Publicis parie sur un atterrissage en douceur, après la hausse de 7,3 % constatée en 2010. Elle estime ainsi que les investissements publicitaires devraient progresser de 2,2 % en France, cette année, et de 1,5 % en 2012. Après un premier semestre en hausse de 4,3 %, la deuxième partie de cette année a été plutôt décevante, avec une croissance limitée à 0,3 %. «Compte tenu de la crise, le marché a plutôt bien résisté, contrairement à 2008 où les annonceurs avaient fortement coupé dans leurs budgets », a souligné Sébastien Danet, président de ZenithOptimedia France.

Profondes disparités
Le niveau des investissements publicitaires a désormais rattrapé celui de 2008, alors qu’il avait plongé de 9,3 % en 2009. Mais ce chiffre global cache de profondes disparités selon les médias. Principal gagnant, Internet, dont la hausse devrait approcher les 10 % (graphique ci-contre) et qui prend une part croissante du total : 18,7 % en 2011. Principal perdant, la presse, qui poursuit son déclin structurel : -2,3 %, dont -3 % pour les magazines et -1,6 % pour les quotidiens (soutenus par les quotidiens gratuits). « Il faut toutefois relativiser ce chiffre : les marques de presse représentent 10 à 15 % des recettes sur Internet. Pour les journaux, la baisse des recettes du papier est donc compensée par une croissance de 0,3 à 0,5 point des recettes sur Internet », note Sébastien Danet.
Pour l’an prochain, les experts de ZenithOptimedia parient sur les mêmes tendances : un marché tiré par Internet (+ 7,7 %, dont + 5 % pour le « display » et + 9 % pour les liens sponsorisés), dans une moindre mesure par la télévision (+1,3 %, avec une baisse de 1,8 % pour les chaînes historiques et une hausse de 13 % pour les autres), la radio (+ 1 %) et l’affichage (+ 1,7 %). Et, à nouveau, un déclin pour la presse : – 3,5 %. Un peu plus élevée dans les magazines (- 4,2 %) et un peu moindre pour les quotidiens nationaux, qui devraient profiter de l’effet élections et événements sportifs (- 1,5 %).

ZenithOptimedia a aussi établi un scénario catastrophe, au cas où deux pays européens feraient défaut sur leur dette. Dans ce cas, le marché français pourrait baisser de -4,1 % en 2012. Mais l’agence médias juge ce scénario « peu probable », notant aussi qu’à 0,48 % du PIB le niveau des investissements publicitaires a atteint un plancher dans notre pays.

Source : Les Echos

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :