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Fujifilm se lance dans les cosmétiques en Europe

06/12/2011

Connu dans le secteur de la photographie, où il est en perte de vitesse, le groupe japonais se reconvertit désormais dans la beauté. Il va proposer en mars en France une ligne de cosmétiques, en s’appuyant sur son pôle médical.

Quel est le lien entre la photographie et la beauté ? «La lumière», répond Renaud Thierry, le président de Fujifilm France. Le géant japonais connu pour son savoir-faire dans les pellicules photographiques et l’imagerie se lance dans une nouvelle aventure. Il s’apprête à commercialiser une ligne de cosmétiques en France en mars, avant l’Angleterre, l’Allemagne et l’Espagne, puis les Etats-Unis fin 2012. Une diversification osée. Mais le groupe, qui a beaucoup souffert de la crise et de la fin de l’argentique, avec une chute de 90 % de son bénéfice en 2009/2010, cherche de nouvelles voies de développement.

Un marché hyperconcurrentiel
Berceau de L’Oréal, l’Hexagone fait partie des marchés les plus concurrentiels. Plus d’un millier de marques y sont en compétition, et au troisième trimestre, les ventes de soins en parfumerie ont reculé de 2,5 % selon NPD. «Nous sommes conscients du défi. Mais nous avons de sérieux atouts liés à notre R&D», reprend le dirigeant.
C’est le développement de son pôle d’imagerie médicale qui a conduit Fujifilm à constituer une division «beauté & santé». Un terrain pas tout à fait inconnu : «L’émulsion utilisée dans la photo n’est autre que du collagène. Si elle résiste au soleil, à l’oxygène, c’est parce qu’elle contient aussi des anti-oxydants, indique Renaud Thierry. Ce ne sont pas les mêmes que dans des cosmétiques. Mais cela signifie que nos équipes ont une expérience reconnue dans l’infiniment petit».
Au Japon, le groupe a lancé en 2007 sa première gamme de soins anti-âge Astalift. Cette marque y détient aujourd’hui 6 % du marché. C’est avec elle que Fujifilm veut conquérir l’Europe. Une dizaine de références vont être proposées, avec un positionnement plutôt haut de gamme, comme ceux de Clarins ou de Clinique. Les crèmes seront vendues entre 70 et 80 euros. Le groupe a choisi de les vendre dans les parfumeries, un réseau où le ticket d’entrée est élevé. Le groupe Fujifilm est encore en négociation avec certaines enseignes,Sephora par exemple. Son objectif est d’être présent dès le départ dans 500 magasins. «Notre ambition est de figurer parmi les dix premiers des soins cosmétiques en France en 2013», assure le patron. Pour relever ce défi, de gros moyens vont être investis en publicité. Le choix d’une égérie est notamment en cours.

Source : Les Echos

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