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Même démoralisés, les Français prévoient d’augmenter leur budget pour Noël

08/11/2011

Selon l’enquête annuelle de Deloitte, les dépenses des Français pour les réveillons, cadeaux et sorties des fêtes de fin d’année atteindront, en moyenne, un total de 606 euros, soit une hausse de +1,9 % par rapport à 2010.

Pour les distributeurs, Noël a déjà commencé. Les jouets et autres produits cadeaux sont dans les rayons depuis la fin octobre. Et, selon le panéliste NPD, « la saison de Noël commence très fort » : les ventes de jouets ont augmenté de 3 % au mois de septembre et de 8 % au cours de la première semaine d’octobre par rapport à l’an dernier. Sauf revirement lié au nouveau plan de rigueur annoncé hier par François Fillon et à la hausse de la TVA sur certains produits comme les livres, les fêtes de fin d’année resteront en 2011 un moment d’exception épargné par la crise. La période sera même d’autant plus faste pour la consommation que les Français sont tentés d’effectuer à ce moment – en se faisant un cadeau à eux-mêmes ou en demandant à leurs proches des cadeaux précis -des achats qu’ils ont dû reporter le reste de l’année.

606 euros en moyenne
Selon la 14e enquête de Noël effectuée en septembre par Deloitte dans 17 pays et auprès de plus de 18.000 consommateurs, le budget sera en hausse de 1,9 % en France, à 606 euros en moyenne pour une famille. Tous les postes progressent, qu’il s’agisse de la nourriture du réveillon (+ 1,3 %, à 150 euros), des cadeaux à proprement parler (+ 1,85 %, à 407 euros) ou des sorties (+ 4,04 %, à 49 euros).

« Malgré une réelle baisse de moral, nos concitoyens ont envie de fêter Noël », explique Stéphane Rimbeuf, associé du cabinet en charge de la distribution. « Peut-être parce qu’ils ont le sentiment que 2012 sera plus difficile que 2011, année durant laquelle, le pouvoir d’achat s’est maintenu ou a progressé aux yeux de 63 % des sondés », ajoute-t-il.

L’argent demeure en France le cadeau le plus souhaité (par 43 % des interrogés), à égalité avec les livres (42 %) et les… chèques-cadeaux (34 %). Ce qui prouve que Noël est perçu comme l’occasion de s’offrir des plaisirs que l’on s’est interdits le reste de l’année. L’étude pointe néanmoins le moindre attrait des consommateurs pour les chèques-cadeaux, numéro un du tiercé de tête dans la précédente livraison.
Par rapport à 2009, plus nombreux seront les Français (19 % contre 4 %) qui offriront les produits de petit électroménager. Surtout, les ventes de matériel électronique s’annoncent bonnes. En effet, 9 % des sondés annoncent qu’ils offriront à Noël une tablette numérique ou un smartphone, contre respectivement 2 % et 3 % en 2010. Ces produits sont surtout souhaités et offerts par les jeunes. « L’intention d’offrir des cadeaux high-tech a beaucoup augmenté en 2011 », résument les auteurs de l’étude qui ajoutent : « Il s’agit de produits que les consommateurs s’offriront volontiers à eux-mêmes. »

La recherche de promotions
Si le contexte de crise ne semble pas devoir dégarnir la hotte du Père Noël, il pèse néanmoins sur les comportements d’achat. Ainsi, comme en 2010, 72 % de consommateurs français privilégieront l’achat des cadeaux en promotion. D’une façon générale, le prix reste le premier critère d’appréciation d’un achat, même si le coup de coeur conserve ses adeptes.
Cette recherche de promotions va de pair avec les stratégies d’achat des Français. Ils sont, en effet, 28 % et 29 % à rechercher et à comparer les produits sur Internet. L’enquête de Deloitte confirme la tendance du « cross channel », cette façon de croiser les circuits de distribution, à la fois pour préparer son shopping et pour l’effectuer. La pratique du « cross channel » est plus forte pour les produits high-tech, les films, la musique et les livres.
Autre confirmation : le retour dans le jeu du commerce électronique des distributeurs classiques. Pour préparer et effectuer ses achats, les sites Internet de distributeurs arrivent en première position en France (66 %). Les moteurs de recherche arrivent en deuxième position en France avec 60 %, au même titre que les sites Internet avec offres promotionnelles. Ceux des fabricants s’affichent en quatrième position en France (53 %). Au final, les « pure players » n’arrivent qu’au cinquième rang. Enfin, Deloitte indique que la majorité des achats s’effectueront encore dans des magasins (52 %, contre 16 % sur Internet). Noël est bien l’occasion de revenir aux valeurs traditionnelles.

Source : Les Echos

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