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Technikart, vingt ans et pas une ride

24/10/2011
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Le magazine défricheur de tendances culturelles continue de séduire son public. Sa diversification lui a permis d’autofinancer ses nombreux projets.

Un magazine défricheur de tendances culturelles, surfant sur la création artistique sans jamais se prendre au sérieux : non seulement « Technikart » a su conserver son côté avant-gardiste, mais il fête ces jours-ci ses vingt ans en pleine forme. Pas de dettes, des revenus en hausse, de multiples projets, toujours autofinancés : ses trois fondateurs se félicitent tous les jours de n’avoir pas cédé, au début des années 2000, aux sirènes de François Pinault, qui leur avait proposé 15 millions de francs pour le mensuel. « Nous nous sommes alors demandé : mais que ferions-nous ensuite ? », raconte Fabrice de Rohan-Chabot, l’un des trois compères.

Des revenus en hausse
« Technikart » est né en 1991 de la passion et de la créativité de trois entrepreneurs, Fabrice de Rohan-Chabot, Guillaume de Roquemaurel et Raphaël Turcat. A l’origine gratuit, le magazine semestriel passe trimestriel, bimestriel, puis mensuel, devient payant sur abonnements, entre dans les kiosques en 1995. La vente de la régie publicitaire, en 1997, marque une étape importante : « Technikart » a soudain les moyens de se développer, emploie jusqu’à 25 salariés… mais doit réduire la voilure après l’éclatement de la bulle Internet, en 2001. La croissance revient à partir de 2006, sans pâtir de la crise publicitaire majeure de 2009, qui a pourtant plombé de nombreux magazines. « L’intérêt des annonceurs n’a pas faibli pour notre lectorat très particulier, constitué de jeunes urbains, appartenant à la « crème » artistique et culturelle », explique Fabrice de Rohan-Chabot, assurant que « Technikart » (dont la diffusion n’est pas contrôlée par l’OJD) se vend chaque mois à 40.000 exemplaires dont 5.000 abonnements. Le groupe a lancé d’autres magazines : « Trax » (musiques électriques), « Technikart Mademoiselle », ou « Grand Seigneur » (gastronomie). Il a aussi décliné « Technikart » avec des partenaires en Chine et aux Etats-Unis.
La diversification contribue aussi largement à son équilibre économique : elle représente la moitié des revenus (4 millions d’euros en 2010). Le groupe, qui emploie une dizaine de salariés permanents, a ainsi créé Ze Party, organisateur d’événements pour des entreprises comme Nike, Eurostar ou SFR. Il réalise aussi des magazines pour d’autres (Eurostar) et organise lui-même des fêtes… Celle qu’il fera pour ses vingt ans sera sans doute mémorable.

Source : Les Echos

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