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Amazon et sa liseuse Kindle partent à l’assaut du marché français

07/10/2011

Le géant américain lance aujourd’hui la vente de sa liseuse électronique sur son site. Vendue 99 euros, la machine intégrera une boutique proposant des journaux et 800.000 ouvrages, dont plus de 30.000 en langue française.

Auréolée de son succès outre-Atlantique, la fameuse liseuse électronique Kindle du géant de l’Internet Amazon part à l’assaut des Français. Dès la fin de matinée aujourd’hui, ils pourront commander leur Kindle sur le site Amazon.fr, avec de premières livraisons prévues autour du 14 octobre.
Après les échecs de Sony et de la FNAC sur ce marché des « readers », c’est en misant sur un prix de 99 euros que le géant américain de l’Internet compte séduire le consommateur français. Un prix qui « change la donne », insiste Xavier Garambois, le patron d’Amazon France. Alors que dans l’Hexagone, les éditeurs ont obtenu par une loi le pouvoir de fixer le prix des e-books, le groupe de Seattle a donc décidé de jouer sur le prix particulièrement bas de sa liseuse pour installer son parc de machines. Une stratégie aux antipodes de celle développée aux Etats-Unis, où c’est le prix cassé des livres qui a permis d’écouler des milliers de Kindle.
En France, Amazon proposera donc son modèle milieu de gamme, baptisé simplement « Kindle ». Plus léger qu’un livre de poche, celui-ci est doté d’un écran de six pouces, ne fonctionne qu’en Wi-Fi, mais peut tout de même supporter le téléchargement de 1.400 livres.
Pour le géant, la condition sine qua non pour s’attaquer à l’Hexagone, après avoir investi les marchés américain, britannique et allemand avec sa liseuse, était de convaincre les éditeurs français de lui confier leurs catalogues en format numérique. Il lui aura fallu pour y parvenir plusieurs années. Aujourd’hui, l’offre est en tout cas au rendez-vous. D’entrée de jeu, le Kindle propose 800.000 livres, dont plus de 30.000 en langue française. Parmi eux, on trouve de nombreuses nouveautés vendues avec des remises de 20 à 30 % sur le prix papier, mais aussi 4.000 titres du domaine public, ou encore des bandes dessinées avec des ristournes plus fortes. Hachette Livre, Editis, Gallimard, Flammarion ont tous joué le jeu. « N ous travaillons avec tous les éditeurs », souligne Xavier Garambois. Les quotidiens nationaux – « Les Echos », « Le Figaro », « Libération » et « Le Monde » -seront également accessibles sur la machine, vendus au numéro ou sur abonnement.

Pari gagné outre-Atlantique
Les e-books ne pourront pas être prêtés. En revanche, un possesseur de Kindle pourra, grâce à des applications Mac et Android, consulter sur son PC, sa tablette et son « smartphone » les ouvrages achetés sur la liseuse. Enfin, Amazon s’adresse aussi aux auteurs en herbe ou confirmés avec le lancement d’une plate-forme d’autoédition. Fort de cette proposition, le cybermarchand révolutionnera-t-il l’édition française en faisant décoller les ventes d’e-books ? Si, jusqu’ici, le marché national est resté réfractaire à toutes les initiatives, Amazon, premier vendeur de livre papier sur Internet dans l’Hexagone, mise sur les millions de clients qui visitent son site pour réussir.
Outre-Atlantique, le pari a été gagné. Le numérique représente plus de 10 % du marché de l’édition américaine, et ne cesse de croître. « Depuis le premier trimestre 2011, on vend 105 e-books pour 100 livres physiques », assure Xavier Garambois. En Grande-Bretagne aussi, la greffe a pris. « A u deuxième trimestre, on a vendu davantage de livres numériques que d’ouvrages en grand format », ajoute-t-il. L’une des raisons est qu’au Royaume-Uni, comme en Allemagne d’ailleurs, le numérique se révèle être un « accélérateur de la lecture ». Un même lecteur consomme ainsi 3 fois plus de e-books que d’ouvrages papier, selon Xavier Garambois. Confrontée à un marché stagnant, l’édition française, tout en restant très attachée à la préservation du réseau de libraires indépendantes, voit, d’ailleurs, dans le numérique un espoir de dynamiser ses ventes. Alors qu’une période faste s’ouvre pour le livre entre les prix littéraires et les fêtes de fin d’année, le marché promet d’être animé. Ce d’autant que la FNAC prévoit de lancer une nouvelle liseuse la semaine prochaine, au moment où la Foire de Francfort, le principal rendez-vous mondial du livre, ouvrira ses portes.

Source : Les Echos

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