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Condé Nast France a retrouvé la forme

08/09/2011

La crise de 2009 ? Pour l’éditeur de Vogue, elle est déjà reléguée au rang des mauvais souvenirs. Et les 70 boutiques de luxe du triangle d’or parisien qui ouvriront leurs portes à tous en l’honneur de la Vogue Fashion Night, semblent avoir, elles aussi, toute confiance dans cette santé retrouvée. « Elles ont organisé des spectacles, ont fait venir des créateurs. Nous attendons entre 10.000 et 15.000 personnes », indique Xavier Romatet, PDG de Condé Nast en France. Inaugurée il y a deux ans, vecteur de notoriété pour le magazine phare du groupe, la Vogue Fashion Night contribue aussi à ses revenus : au total, les événements de ce type représenteront 5 % du chiffre d’affaires en 2011. On y compte aussi des défilés de lecteurs de Glamour à compter du 15 septembre aux Galeries Lafayette, ou encore des expositions organisées par le magazine de décoration AD. Mais Condé Nast affiche surtout de bonnes performances sur son coeur de métier : les magazines. Globalement, son chiffre d’affaires a progressé de 10 % à fin juin (+ 5 % en diffusion, + 13 % en publicité) et Xavier Romatet table sur une croissance de 6 % pour l’année, après une hausse de 13 % en 2010, à près de 80 millions d’euros. « Nous prévoyons un ralentissement au second semestre, car nous avons réalisé un score exceptionnel en 2010, avec les quatre-vingt-dix ans de Vogue et les dix ans d’AD », explique-t-il. Mais pas de signe pour le moment d’un éventuel coup d’arrêt publicitaire lié à la déconfiture des marchés financiers. « La situation réelle des entreprises, notamment dans le luxe, où sont nos annonceurs, est déconnectée de la crise de la dette : il ne faudrait pas alimenter une crise de confiance par des craintes excessives », poursuit-il.

Vanity Fair en préparation
Condé Nast se félicite aussi de l’impact positif de ses relances éditoriales sur les ventes de ses magazines, notamment de Glamour et du masculin GQ. « GQ a trouvé son public : sa diffusion payée a progressé de 20 % en 2010 et devrait encore augmenter de 10 % cette année », indique Xavier Romatet, qui espère que le titre, lancé en 2008, dégagera comme prévu un profit cette année. De son côté, Glamour, qui a souffert de la concurrence des hebdomadaires lancés l’an dernier, a inauguré une nouvelle formule il y a un an et un nouveau format « pad », légèrement plus grand que le format pocket habituel du mensuel, en avril. « Mis à part un accident sur le numéro de juin, les ventes en kiosque de Glamour ont bien progressé cette année, et notamment au cours de l’été », affirme le PDG, qui prévoit une progression globale de 3 à 5 % des recettes de diffusion du groupe sur l’année.
Condé Nast continue enfin à travailler sur le lancement éventuel de Vanity Fair, qui pourrait avoir lieu en 2012. « Le premier numéro zéro est terminé, nous allons le tester. Nous devrions prendre une décision à la fin de l’année », rappelle Xavier Romatet. « Il faudra que nous soyons non seulement convaincus d’avoir trouvé la bonne formule, mais aussi que la conjoncture soit favorable à un lancement. Je l’ai déjà dit, nous prendrons le temps qu’il faudra », prévient-il.

Source : Les Echos

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