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Les nouvelles recettes des outils de cuisine

16/08/2011

Dans le sillage de la montée en gamme du petit électroménager, les marques d’ustensiles de cuisine surfent elles aussi sur l’engouement autour de la gastronomie et le grand retour du fait main. S’offrir un couteau aussi affûté que beau ou une casserole de chef est devenu on ne peut plus tendance. A la satisfaction de disposer des bons outils pour mettre la main à la pâte s’ajoute un petit effet statutaire non négligeable dans les cuisines désormais ouvertes sur le salon.
Cette vogue se lit dans l’envolée des ventes de l’équipement et des ustensiles constatée par exemple aux Galeries Lafayette et au BHV : + 20 % pour les marques Lagostina et Le Creuset en 2010. Sans avoir jamais fait de publicité, KitchenAid, la « Rolls » des robots de préparation culinaire, proposée dans une palette de 25 couleurs, a doublé ses ventes en deux ans malgré son prix élevé (600 euros).
Jeanne Nicolaÿ, directrice marketing et communication du groupe Whirlpool, fait le lien avec le succès des émissions de télé autour de la cuisine et des chefs. La Carpe, boutique parisienne familiale créée il y a quatre-vingt-dix ans, constate aussi régulièrement leur influence lorsqu’elle voit, par exemple, affluer sur son site Internet les clics d’achat pour le Spirelli, l’outil taille-crayon de la marque Gefu, indispensable pour réussir des spaghettis de légumes.
Autre expert de la cuisine, Kitchen Bazaar organise régulièrement dans ses douze magasins des séances de démonstration et tour de main organisées avec des chefs. Ces « camelots » d’un nouveau genre font ensuite grimper les ventes, relève la directrice marketing, Anne Lise Ferrando, dont le hit-parade récent comprend siphons à crème chantilly ou à mousses et poches à douille. D’autant que ces ustensiles deviennent de bonnes idées de cadeau. Plutôt qu’un bouquet, offrir aux amis un objet utilitaire n’a plus rien d’incongru. Exemple, le succès des petites cocottes individuelles, répliques miniatures du grand classique du mitonnage.

Profil de l’acheteur masculin
Hier cantonnées à la clientèle des chefs et des pros, les marques spécialistes s’intéressent aux nouveaux mordus de la cuisine. C’est le cas de Déglon, coutelier de Thiers qui célèbre ses soixante-dix ans. « L’attention accrue portée à ce que l’on mange fait que les consommateurs accordent plus d’importance à l’achat de bons couteaux », se félicite son dirigeant, Thierry Déglon. Il cherche à faire de la différenciation son fer de lance. Ainsi son set Meeting fait gagner de la place en imbriquant quatre couteaux les uns dans les autres à la façon de poupées gigognes. Quant à la marque de casseroles haut de gamme All-Clad du groupe SEB, elle est partie à l’offensive auprès des consommateurs français après avoir d’abord séduit les chefs.
Les hommes sont souvent plus prêts que les femmes à investir dans des objets chers mais qui dureront longtemps. Voire à accumuler outils et objets ultraspécialisés, un peu comme ils le font avec leur boîte de bricolage. « Beaucoup d’hommes viennent fureter et acheter des produits haut de gamme qu’ils n’utiliseront que dans certaines occasions. Les gens viennent chercher chez nous des produits durables et n’hésitent pas à compléter leur équipement en plusieurs étapes », observe Véronique Bouin, directrice adjointe de La Carpe.
Anne-Marie Gaultier, directrice marketing des Galeries Lafayette, complète le profil de cet acheteur masculin, « très demandeur de technicité et d’outils de pro, en particulier pour les couteaux ou les robots, et prêts à s’acheter les meilleures marques ». A l’inverse, les femmes, selon elle, restent plus sensibles « aux arguments du gain de temps, des économies d’énergie et à tout ce qui permet de préserver les qualités nutritives des aliments ». Elles plébiscitent ainsi la cuisson à la vapeur ou en papillote de silicone, l’autocuiseur Acticook de SEB qui utilise moins d’eau et moins de chaleur ou encore les robots « deux en un » de Kenwood et Krups, qui tour à tour préparent et cuisent.
A la quête de technicité, les marques ajoutent aussi les petits « plus » pratiques dans leurs argumentaires de vente. Comme WMF, dont la batterie de cuisine Premium One est équipée d’inserts de silicones évitant de se brûler les mains. Elles segmentent leur offre au risque de se voir reprocher un fâcheux encombrement de nos cuisines. Après la Pastaiola, son kit cuisson pour pâtes dont le couvercle fait aussi office de plat de service, Lagostina, autre marque premium de SEB, propose un équivalent pour le risotto comprenant un couvercle de bois pour mieux le tenir au chaud et qui sert aussi de dessous de plat.

L’essor du made in France
Enfin, s’il est un domaine où le made in France trouve toute sa légitimité et sa fierté, c’est bien la gastronomie. Les consommateurs en ont bien conscience, qui se montrent plus attentifs à une fabrication française dont les marques Le Creuset, Staub ou Cristel se font le porte-drapeau. Les Forges de Laguiole ont mené un travail de valorisation de leur origine. Tandis qu’en Auvergne, les couteliers se rassemblent sous le label « Esprit de Thiers », mis en avant notamment dans la restauration.

Source : Les Echos

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