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Condé Nast étudie le lancement d’un Vanity Fair français

26/05/2011

Le PDG de Condé Nast en France confirme travailler sur une adaptation de Vanity Fair au détriment de Wired. La décision d’un lancement n’est toutefois pas prise.
« Nous avons décidé de travailler sur des numéros zéro de Vanity Fair. Mais attention : nous n’avons pris à ce jour aucune décision de lancement. » Xavier Romatet, le PDG de Condé Nast en France, confirme aux Echos avoir opté pour « Vanity Fair » au détriment de Wired, après une information parue dans La Lettre de L’Expansion. Le groupe travaillait depuis plusieurs mois sur les deux projets en parallèle. « Le choix de pousser Vanity Fair a été effectué il y a environ six semaines », précise-t-il.« Pour l’instant, nous ne nous donnons aucune date pour la décision finale. Et nous n’avons évidemment défini aucun budget de lancement. » Anne Boulay, la rédactrice en chef de GQ, est chargée d’encadrer l’équipe qui travaille sur les numéros zéro : celle-ci compte cinq personnes à plein-temps et des collaborateurs extérieurs. Diffusé en moyenne à 1,276 million d’exemplaires chaque mois, le Vanity Fair américain doit son succès à son audace éditoriale, ses portraits sans concessions de stars ou d’hommes politiques et à ses couvertures chocs, comme celle de Demi Moore, nue et enceinte. « Il faudra évidemment adapter le magazine américain aux particularités françaises, autant sur les relations entre la presse et les personnalités que sur la législation », poursuit Xavier Romatet.

Déjà en Italie et en Espagne
Vanity Fair a déjà fait l’objet de plusieurs adaptations hors des Etats-Unis. La version anglaise, lancée en 1991, très inspirée de l’édition américaine, se vend à 102.500 exemplaires par mois. Les versions italienne et espagnole ont été lancées respectivement en 2003 et 2008. En Italie, le succès a été tel que le magazine est passé hebdomadaire, avec des ventes moyennes de 274.000 exemplaires chaque semaine. En Espagne, sa diffusion payée s’élève à 61.000 exemplaires.
Le projet Wired n’est pas enterré. Il pourrait revenir à l’étude après le lancement de Vanity Fair ou si celui-ci n’est finalement pas lancé. « Nos premières études ont montré que, pour avoir une chance d’atteindre la rentabilité en France, Wired doit s’inscrire dans un écosystème, comprenant non seulement le magazine et toutes ses déclinaisons digitales, mais aussi une palette complète de services. Ce qui nécessite une acquisition de compétences et des investissements plus lourds et plus risqués »,explique Xavier Romatet. Au premier semestre, Condé Nast France a confirmé les bonnes performances de l’an dernier. Vogue Paris n’a, selon Xavier Romatet, pas souffert du départ de sa rédactrice en chef, Carine Roitfeld, remplacée par Emmanuelle Alt en janvier dernier : sa diffusion a progressé de 15 % sur les quatre premiers numéros et ses recettes publicitaires de 10 %. GQ a de même affiché une hausse de 18,5 % de sa diffusion et de 11 % de ses recettes publicitaires. Glamour est en revanche resté stable en diffusion, avec une progression de 4 % de ses recettes publicitaires.

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