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Causette fête la Journée de la femme en pleine forme

08/03/2011

Le magazine bimestriel se revendique « plus féminin du cerveau que du capiton ». Un brin féministe, maniant humour et provocation, il est vendu cher (4,90 euros), et veut se financer le moins possible par la publicité. Il est rentable depuis près d’un an.
Non, les femmes ne sont pas des quiches ! Depuis deux ans, le magazine féminin Causette martèle ce message… et commence à rencontrer un réel succès. Il fallait oser : créer un magazine féminin sans rubriques mode, beauté ou people ! Gregory Lassus-Debat, journaliste de vingt-neuf ans, a lancé le pari sur ses fonds personnels. « J’avais autour de moi des femmes ’normales’, qui ne se reconnaissaient pas dans la presse féminine : j’ai eu cette idée de créer un magazine pour elles », raconte-t-il. Bimestriel, lancé en mars 2009, Causette s’engage pour la cause des femmes, sans être pour autant militant féministe. Son slogan : « Plus féminin du cerveau que du capiton ». Dans le dernier numéro, un sujet sur le rôle des femmes dans la révolution égyptienne côtoie une interview de la journaliste Audrey Pulvar ou le squat de l’avenue Matignon par le collectif Jeudi noir… Le ton est décalé et humoristique. Ce mois-ci, le magazine décerne par exemple ses « quiches d’or » : le premier prix a été décerné à l’entreprise Sensual Clean Service et à ses femmes de ménage en tenue de soubrette…
Transgénérationnel
Les femmes l’adoptent. « Nos lectrices appartiennent à toutes les générations : depuis les anciennes militantes des années 68 aux toutes jeunes filles qui apprécient nos combats », explique sa rédactrice en chef, Bérangère Portalier. La première année, Causette s’est vendu à 7.000 exemplaires en moyenne ; la deuxième année, à 22.000 ; et le magazine espère 45.000 pour son numéro anniversaire de mars 2011, tiré à 75.000 exemplaires. « Nous sommes rentables depuis un peu moins d’un an. Mais nous sommes très prudents : nous augmentons notre tirage – et nos dépenses – progressivement », indique Gregory Lassus-Debat. La performance est d’autant plus intéressante que Causette est bâti sur un modèle économique original : il est vendu relativement cher (4,90€), et veut limiter la publicité, à 10 pages maximum. « Nous voulons rester purs et ne pas ressembler à des catalogues de publicité comme les autres féminins », assure Bérangère Portalier. Pour l’instant, Causette, qui emploie 6 permanents et environ 25 pigistes, a affiché entre zéro et trois pages de publicité par numéro. Prochaine étape ? Le passage au mensuel, dès que les conditions économiques le permettront. Bientôt, espèrent les fondateurs.

Source : Les Echos

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