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Comment LVMH veut croquer Hermès

25/10/2010
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On l’imaginait à l’affût du bijoutier américain Tiffany, mais c’est finalement sur Hermès que le prédateur du luxe Bernard Arnault a fondu samedi. Une belle opération puisque le patron de LVMH n’a déboursé « que » 1,45 milliard d’euros pour acquérir 14,2% du capital de sa cible grâce à des options financières négociées au meilleur prix, il y a plusieurs mois. Soit un cours moyen de 80 euros l’action contre 170 euros vendredi, à la veille de l’annonce. Autrement dit, cette participation, qu’il va porter à 17,1 % par le jeu d’options, a immédiatement dégagé une plus value de 1,7 milliard d’euros!

Soucieux de rassurer, le groupe LVMH a pris soin d’affirmer qu’il ne voulait pas lancer d’OPA sur Hermès et qu’il se positionnait pour le long terme. En fait, pour l’instant, la marque la plus emblématique du luxe reste protégée par son statut de commandite et par des actionnaires familiaux qui ont réaffirmé leur unité, en indiquant qu’ils ne souhaitaient pas vendre.

Maintenant, avec bientôt 17% du capital, le groupe LVMH possèdera plus de la moitié du flottant, les actionnaires familiaux détenant 70% du capital. Une place de choix en attendant mieux. Car pour Mérav Atlani, analyste chez CIC, « si LVMH occupe une place importante dans le secteur du luxe, le pôle Mode & Maroquinerie ne repose que sur le pilier Louis Vuitton, la marque représentant près de 70% des ventes de la division (soit 26% du groupe) et la quasi intégralité du résultat opérationnel de la division Mode & Maroquinerie (soit un peu moins de 60% du résultat opérationnel du groupe). LVMH doit donc se positionner pour assurer à long terme la croissance du pôle Mode & Maroquinerie. » D’où l’intérêt d’avoir un pied chez Hermès.

Si l’annonce a fait bondir l’action de ce dernier de près de 15% lundi, elle devrait rapidement dégonfler la « bulle » Hermès. D’abord parce que la société, valorisée deux fois plus chère que ses concurrentes, va perdre son attrait spéculatif. Ensuite, parce que la montée au capital va se faire « au fil de l’eau », à mesure que les actionnaires familiaux vont céder leurs participations. Jérôme Guerrand, le président du Conseil de surveillance, a ainsi déjà vendu pour plus de 3 millions d’euros d’actions début octobre. Un grand nombre d’héritiers ne sont en effet pas liés par le pacte d’actionnaire familial. Une technique que le patron de LVMH a éprouvée il y a quelques mois pour devenir l’actionnaire de référence du groupe Carrefour.

Source : Lexpansion.com

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