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Le « cloud computing » séduit les grandes entreprises françaises

30/06/2010

Microsoft vient de conclure un accord avec Alstom pour fournir au groupe d’équipement électrique et ferroviaire des applications informatiques en mode « cloud », c’est-à-dire externalisées. Une première pour une société de cette taille, qui traduit l’intérêt des grandes entreprises pour cette nouvelle forme de gestion de l’informatique.
Depuis un peu plus d’un an, l’industrie informatique ne jure que par le « cloud computing ». Phénomène marketing, mode ou véritable révolution pour le secteur ? Les avis ont longtemps divergé sur le sujet. Tout comme les définitions – le « cloud computing » revient en fait à externaliser les applications informatiques d’une entreprise en les stockant sur des serveurs à distance, accessibles via Internet. Jusqu’à présent, le déficit de projets concrets dans les grandes entreprises françaises entretenait un certain flou sur le sujet.Mais ce déficit commence à être comblé, comme en atteste l’accord conclu entre Microsoft et le groupe Alstom, qui sera dévoilé aujourd’hui. Le groupe français d’équipement électrique et ferroviaire a souscrit à l’offre en ligne de solutions de communications et de collaboration du géant américain, Microsoft Online Services, pour équiper ses 60. 000 postes de travail dans le monde. L’offre comprend des services de messagerie électronique, des applications bureautiques, un portail collaboratif ou encore un logiciel de relations clients. Toutes ces applications sont accessibles en ligne et stockées sur les serveurs de Microsoft, eux-mêmes logés dans les « data centers » (centres de données) du groupe. Le marché, d’une durée de cinq ans, a été remporté par l’éditeur de logiciels suite à un appel d’offres lancé un an plus tôt par Alstom, auquel avaient aussi répondu IBM et Google.
Le poids du facteur économique
Les services proposés par Microsoft sont encore standard (messagerie, bureautique…). Mais le basculement sur le « cloud » opéré par Alstom n’en est pas moins symbolique. Il traduit notamment l’évolution des mentalités au sein des directions informatiques des grandes entreprises. « Il y a eu une vraie phase accélération de la prise de conscience ces derniers mois, constate Vincent Demange, responsable de la division grandes entreprises et partenaires chez Microsoft France.Après une phase de réflexion en 2009, on assiste à une phase de concrétisation des projets en 2010. »Le facteur économique n’est pas étranger à cette conversion des grandes entreprises au « cloud computing ». « C’était un facteur déterminant dans la sélection de notre offre par Alstom », confirme Vincent Demange. En mode « cloud », les coûts des applications informatiques sont « significativement inférieurs », compte tenu de l’externalisation du service, de son utilisation à la demande, et de la facturation sous forme d’abonnement. En période de crise, ça compte.Si la sécurité et la confidentialité des données demeurent des enjeux prioritaires pour les entreprises, Microsoft veut croire en outre que cet accord avec Alstom – une entreprise qui gère « des données critiques et sensibles » – peut rassurer sur les garanties apportées en la matière. Le rythme d’adoption de services en « cloud » dans les grandes entreprises françaises devrait s’accélérer dans les mois à venir, selon Microsoft France. Dans l’Hexagone, le plus gros client de Microsoft était jusqu’à présent le distributeur de matériel électrique Rexel (15.000 postes de travail). En Europe, l’éditeur de logiciels a déjà noué des accords majeurs, comme par exemple avec les deux grands acteurs leaders de l’industrie pharmaceutique GSK et Novartis.

Les PME représentent aussi un segment de marché intéressant
Engouement.Après les grandes entreprises, les PME devraient logiquement suivre dans l’adoption des services « cloud ». C’est le constat fait par Microsoft, qui constate un réel engouement des petites et moyennes entreprises françaises.« Les technologies jouent un rôle prépondérant dans la croissance des PME, estime Hélène Auriol, responsable de la division PME-PMI chez Microsoft France. Or le «cloud computing » est un moyen de disposer rapidement d’un service informatique de qualité, à moindre coût, et sans se soucier de l’infrastructure. »Les interrogations sont encore nombreuses, mais Microsoft s’est déjà positionné sur ce segment de marché prometteur et favoriser la commercialisation de son offre Microsoft Online Services. En mai, l’éditeur de logiciels a renforcé son partenariat avec le distributeur informatique Ingram Micro pour cibler les entreprises de moins de 25 postes.
Source : Les Echos

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